I am the walrus
La barbe courte et bien noire,
Le cheveu toujours sage malgré l’heure et la fumée.
Air lourd, saturé des vibrations des percussions maintenant muettes.
Il pose sa Télécaster et se retourne vers nous, ses amis, son public, les premiers invités à cet instant magique.
Je le sens hésitant.
L’âme à nu.
Il attend le verdict,
Un oui même modeste,
Le soulagement.
Sourire timide.
Lui qui quelques secondes encore implorait ses fantômes au micro
nous cherche du regard.
Dites-moi, je vous en supplie.
L’avez-vous trouvée ? Vous parle-t-elle ?
Ma quête.
Un son strident prolonge la question,
la guitare gémit près de l’ampli.
Elle aussi frôle l’agonie,
Elle aussi hésite,
Les bravos ou le pilori.
Puis les premiers hurlements,
Les bras levés, cris et gesticulations.
Communion.
Aucune hésitation.
Définitivement oui…